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Réalité augmentée

De l'artefact à l'utilité : usages !

On aurait pu croire que Google proposait des tags en lisant l'estimé Radar O'Reilly. Il s'agissait en fait d'un artefact (comme disent les scientifiques qui essaient d'éliminer les biais en répétant leurs expériences). Et le Radar de republier le billet avec ce titre : Hoist by my own petard (was Google has del.icio.us tags and RSS feed autodiscovery) (ndlr : "hoist by my own petard" pourrait se traduire par : pris à mon propre piège).

Que s'était il passé ? le rédacteur avait installé sur son navigateur Firefox l'extension greasemonkey plus un script annotate google, et avait "oublié" qu'il avait installé ce script. Plus tard, en visitant Google, quelle surprise de voir que Google propose des tags ...

Voyons voir ce que ça donne :

Pour reproduire ce résultat :
- d'un clic, installez greasemonkey (vous utilisez bien sûr le navigateur Firefox :-) )
- d'un clic droit (Macoïstes : ctrl+clic) installez dans greasemonkey le script annotate Google que vous trouverez vers le haut de cette page du blog de "Tony".
- puis cherchez "ouvre-boîte" sur Google (suivez ce lien **, n'ouvrez pas Google)
- cliquez sur "tags" ...

** Si vous ouvrez vous même Google depuis un FAI "français", vous aboutirez à http://www.google.fr/. Le script est réglé pour "google.com", mais vous pouvez facilement ajouter "google.fr" dans les paramètres du script : Tools -> Manage User scripts -> annotate google -> ajouter " http://www.google.fr/* " (astérisque comme joker ) dans les pages prises en compte

Vous pourriez aussi modifier directement le script, qui est facilement compréhensible.
Greasemonkey permet de modifier complètement le contenu et l'apparence d'une page visitée. Il agit comme un proxy local qui retraiterait le code avant de le présenter à l'écran. Il vaut mieux, lorsqu'on visite une page, savoir si greasemonkey et ses scripts sont actifs ...

Mais voyons le côté positif des choses. Il est probable que ces proxies vont devenir encore plus faciles à utiliser (par exemple en signalant d'une façon non intrusive qu'ils sont en activité, en permettant une activation / désactivation rapide, etc.). Peut on prévoir qu'ils seront utilisés par le grand public, pour améliorer la user experience ? Des proxies-serveurs (rien à installer) seraient encore plus simples pour l'utilisateur lambda, mais posent d'autres questions (légalité etc.).

La vraie question est celle du bénéfice attendu par l'utilisateur. Si ça marche, que c'est simple ... pourquoi ne pas proposer des contenus améliorés (par inclusion de divers Web Services) ? On peut imaginer une barre d'outils qui gérerait facilement lesdits Web Services, leur combinaison, voire la découverte (publicité ?) de nouveaux services à "inclure" dans les pages lues par le navigateur.

Un autre usage de cette réalité augmentée est le prototypage : un proxy (serveur, ou greasemonkey + scripts) permet d'ajouter facilement et rapidement des fonctionnalités et du contenu à n'importe quel site. Sans demander au DI (directeur informatique) de l'organisme responsable du site de faire des modifications dans son code. On peut ainsi montrer à un prospect ce qu'on pourrait réaliser en vrai (dans le code du site) s'il signait le contrat. On peut aussi, et c'est encore plus important, tester et propager des usages (pour les usagers ayant installé greasemonkey + les scripts voulus). C'est bien l'usage qui commande, non ?

Lançons un concours d'idées sur des usages souhaités, réalisons les proxies, maquettons les services et observons in real life les usages ! Un site "36 usages augmentés" ?

Je verrais bien, dans les Web Services, de l'affichage de tags proches, des propositions d'images, la recherche sur les encyclopédies partagées que peuvent constituer les "textes" de Viabloga, des propositions de profils de personnes (issus par ex. de 6nergies), de la cartographie simple, ...

Je verrais bien, aussi, des aides à la rédaction "en mode wiki" : par ex. je rédige en français, un anglophone inscrit dans un annuaire ad hoc traduit, il est payé automatiquement, etc. Ce genre de fonctionnement pourrait instituer une sorte de coopération décentralisée avec des pays moins riches.

Je verrais .... et vous ? Stéphane, ouvres tu le 36 usages ? Et Stéphane, prépares tu ce bel agrégateur pour qu'il fournisse des Web Services ? Et vous, tous les autres ?


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Ecrit par Fix le Samedi 21 Mai 2005, 00:49 dans "Actualités" Lu 4424 fois. Version imprimable

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Commentaires

Les Usagers !

jlb

jlb - le 21-05-05 à 11:31 - #

Merci Xavier pour cette découverte. Et en plus il suffit de suivre tes indications pour intégrer la ressource, simplement. Par contre j'ai beau indiquer google.fr/* lors de l'installation du script, il ne l'enregistre pas. J'utilise donc ton lien. Une icône dans l'angle inférieur droit permet de savoir si Greasemonkey est activé et il suffit d'un clic pour le désactiver.

J'avais aussi l'idée d'un proto Les Usagers, sur le modèle de nos 36 trucs et concernant justement les mais distingués par services (au sens large du terme) et appréciés par les usagers eux-mêmes (j'apprécie/j'apprécie moins/j'apprécierais). C'est un peu plus complexe que nos modèles de protos actuels car il faut rapprocher services et usages, donc deux bases (outre celle des usagers), avec la possibilité d'une "notation", le tout recoupé et organisé par usages, services et profils d'usagers avec toutes les possibilités que l'on peut imaginer de tels recoupements (à partir de cela par exemple). Stéphane G. appelle ça un truc riche mais il faut constater que c'est une des limites des maquettes actuelles : trop plan, pour ne pas dire trop plat. Il ne se passe plus rien sur Les Demandeurs.


Delphine - le 21-05-05 à 11:48 - #

Je trouve que ce genre d'anecdote/aventure illustre assez bien la différence d'expérience entre les experienced users et l'homme de la rue. Parce qu'il a installé quelques trucs en plus le premier a plus de possibilités pour faire ce qu'il veut. L'autre n'a même pas idée qu'autre chose puisse être possible.
Quand j'explique les tags à mon père il trouve ça bien mais il ne sait pas quoi en faire.


Web Services

stephane-lee

stephane-lee - le 22-05-05 à 10:40 - #

L'agrégateur est déja "Web Services Enabled".

Il dispose de REST-like URIs, donc l'APi c'est l'URL (Get) ou alors le RSS.
Pour le Post, tu connais la méthode (version alpha privée en cours).

Comme dirait Stéphane G, c'est des Web Services du pauvre, mais c'est ceux là qui vont exploser.


Lien croisé

Anonyme - le 25-06-05 à 21:38 - #

Quoi ? - Si les réseaux sociaux m'étaient contés : "al qu'il complète et renforce les intérêts qu'il a déjà, et lui fasse découvrir d'autres opportunités et intérêts. C'est assez analogue à un media, qui doit à la fois aller à la rencontre de son public, élever (dans les bons medias) les exigences dudit public, et l'exposer à des nouveautés.Autre brève discussion avec Alain : le prototypage de fonctionnalités / contenus en utilisant un proxy. Cela évite de toucher à la mécanique du service, de perturber la masse des utilisateurs. Moindre coût, meilleure gestion du temps, et surtout progression maîtrisée - et personnalisée - des tests, et conformité aux attentes des utilisateurs. On peut pour ce faire utiliser un proxy installé sur un serveur, ou beaucoup plus simplement un proxy intégré au logiciel de navig"


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